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22 septembre 2021

« L’OMBRE DE SAINT-SAËNS », AUX « FESTIVALS DE WALLONIE » (10/07-10/10)

« L’OMBRE DE SAINT-SAËNS », AUX « FESTIVALS DE WALLONIE » (10/07-10/10) "L'Ombre de Saint-Saëns" / Photo : © Murielle Lecocq

« L’OMBRE DE SAINT-SAËNS », AUX « FESTIVALS DE WALLONIE » (10/07-10/10)

L’édition 2021 des « Festivals de Wallonie » – dont la Fédération fête, cette année, ses 50 ans –, célèbre le  centenaire de la mort du compositeur et pianiste français Camille Saint-Saëns (1835-1921). 

Mis en scène par Sybille Wilson, au départ d’un texte de l’auteur français Sylvain Coher, le spectacle musical  « L’Ombre de Saint-Saëns » – oscillant entre la Musique, les Ombres et la Magie – sera présenté pour la première fois au public le 10 juillet dans le cadre du « Festival Vacances Théâtre de Stavelot », avant d’entamer sa tournée  dans les différents festivals qui composent les « Festivals de Wallonie ».

« L’Ombre de Saint-Saëns » nous plonge dans un fourmillement de questions portant sur l’œuvre d’un créateur et son passage à la postérité.

Débutant avec le réveil de Camille Saint-Saëns (interprété par Thierry Hellin), ce spectacle musical nous livre par  bribes, par doute, par morceaux de souvenirs, et par questionnement, l’histoire ou ce que l’on en retient d’une vied’une oeuvre.

Le rythme de ce monologue de départ est soutenu par le jeu d’ombres de Philippe Beau – magicien et ombromane  français, ayant, notamment, travaillé pour le « Crazy Horse », à Paris -, qui nous confie : « A travers ‘L’Ombre de Saint-Saëns’, c’est toute une lumière sur un personnage que nous posons. C’est l’envie de faire ressurgir du passé l’image d’un artiste incroyablement magique. » 

Des ombres qui s’agrandissent, bougentétouffent, ouvrant ainsi des perspectives de passages parallèles, qui ne sont pas sans rappeler l’expressionnisme allemand et le film « Nosferatu le Vampire » (« Nosferatu, eine Symphonie des Grauens »/Friedrich Wilhelm Murnau/All./1922/94′).

La suggestion par l’image symbolique agit donc, comme au cinéma, comme un moyen de toucher le public et de lui faire ressentir de fortes émotions.

L’image qui existe, puis qui disparaîtcomme une ombre, qui nous invite à rentrer dans un autre univers.

La musique elle-même, choisie dans le but de faire découvrir les différentes facettes de Saint-Saëns nous offre  plusieurs aspects de sa production.

Pour ce spectacle, trois musiciens Muhiddin Dürrüogluau pianoMarie Hallynck (fondatrice, en 2006, de l’ensemble « Keops »), au violoncelle et Tatiana Samouil, au violon.

*** Liste des œuvres interprétées :

– « Allegro non Troppo », du trio N°2 en Mi Majeur.

– « Andante », du Trio N°2 en Mi Majeur.

– « Ismaëlia » (piano seul).

– « Anwort » (piano seul).

– « Berceuse », pour violon et piano.

– « Suite op 16 », sérénade et romance,  pour violoncelle et piano.

– « Danse Macabre », arrangement pour violon et piano.

– 1er Mouvement de l’ « Assassinat du Duc de Guise » (court-métrage d’André Calmette et Charles Le BargyFra./1908/18’/musique de Saint-Saëns),  arrangement pour trio de Muhiddin Dürrüoglu.

– Extraits du « Carnaval des Animaux », suite pour ensemble instrumental de Saint-Saëns, arrangement pour trio de Muhiddin Dürrüoglu.

Certains morceaux conçus pour être joués par dix musiciens ont dû être adaptés, comme le « Carnaval des Animaux », qui vient hanter notre personnage, des jeux d’ombromanie figurative (animauxprofils humains, …) se mêlant à la musique et à des ombres plus abstraites.

Ce spectacle musical intelligent est magistralement mis en scène par Aurélie Thomas et mis en lumière par l’éclairagiste Elsa Revol  formée à Lyonà l’ « ENSATT » (« École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du théâtre »), ayant travaillé pour différents spectacles du « Cirque du Soleil » -, qui, par sa temporalité lumineuse,  repousse les limites du perceptible et les relations entre visible et invisible.

*** Dates des représentations*  :

– Samedi 10 juillet 2021 : à l’Abbaye de Stavelotdans le cadre du « Festival Vacances Théâtre de Stavelot », en coprésentation avec le « Festival de Musique de Stavelot » et le « Centre Culturel de Trois-Ponts ».

– Dimanche 18 juillet 2021 à Bertrixau « Centre culturel »dans le cadre du « Royal Juillet Musical de Saint-Hubert ».

– Dimanche 19 septembre 2021 : à Monsà l’ « Arsonic »dans le cadre du « Festival Musical du Hainaut ».

– Dimanche 3 octobre 2021 : àCharleroiau « Palais des Beaux-Art »dans le cadre du « Festival musical du Hainaut ».

– Dimanche 10 octobre 2021 : à Louvain-La-Neuveà l’ « Aula Magna »dans le cadre du « Festival Musiq3 Brabant wallon ».

Notons que la metteuse en scène franco-britannique, Sybille Wilsonnée à Bruxelles, licenciée en musicologie et en littérature de l’ « University of Cambridge »a étudié le violon, au « Consetvatoire Royal de Bruxelles »entammé des recherches sur le « Théâtre futuriste itallien »à la « Scuola Normale Superiore » de l’Université de Pise, et s’est  formée aux techniques de l’acteur.trice, à l’ « Ecole Claude Mathieu »à Paris.

Lauréate d’un « Cambridge Chamber Music Award » et, en violon, d’un « Performance Degree » du « Royal School of Music »Sybille Wilson – ayant enseigné à l’ « Operastudio Vlaanderen »à Gandà la « Chapelle musicale Reine Elisabeth » et au « Conservatoire Royal de Bruxelles » – a mis en scène de nombreux opéras et  spectacles musicaux,  à Aix-en-ProvenceFrancfortLilleMarseille et dans différentes villes belges, ayant été, de 2003 à 2009, metteuse en scène associée à l’ « Orchestre philarmonique de Liège » et aux « Jeunesses musicales Wallonie-Bruxelles », et ayant assuré la reprise de spectaclesà « La Scala de Milan », au « Covent Garden » de San Francisco, à l’ « Opéra Bastille » de Paris, …

Sybille Wilson
Sybille Wilson , la metteuse en scène © D.R.

Le pianiste et compositeur belge Muhiddin Dürrüoglu, licencié, en 1987, à 18 ans, du « Conservatoire supérieur »  d’Ankara (où il commença ses études à … 11 ans), ayant obtenu, en 1992, un diplôme de virtuosité, avec grande distinctionà la « Chapelle Musicale Reine Elisabeth », étant, la même année, le lauréat du « Concours Fondation Nancy Philippart », réservé aux pianistes âgés alors de moins de 25 ans, avant d’effectuer un doctorat en pianoà  Bloomington, à l’ « Indiana University School of Music », d’enseigner au « Conservatoire Royal de Bruxelles »  et de se produire en Argentine, en Chineen Corée du Suden Istraëlaux Etats-Unis et dans différents pays européens.

Quant au comédien belge Thierry Hellincofondateur, en 1994, de la troupe théâtrale pour jeune public « Une  Compagnie », il a obtenu un « Premier Prix en Art dramatique », au « Conservatoire Royal de Bruxelles », avant de poursuivre sa formation au « Centre d’Etudes théâtrales »à Louvain-La-Neuve, et d’être sur scène au Burkina  Fasoau Canadaen Suisse, … , obtenant, en 2015, le « Prix du meilleur Comédien » des « Prix de la Critique ».

Les 50 Ans de leur Fédération © « Festivals de Wallonie »

« L’ombre de Saint-Saëns » est une coproduction des « Festivals de Wallonie », de la « Compagnie l’Orpiment » et de l’asbl « Music’Arte » (Ensemble « Kheops »), avec le soutien de « Carte Blanche Musique »Parisdu « Palais des Beaux-Arts »Charleroidu « Delta »–Namur et du « Festival Vacances Théâtre Stavelot ».

Murielle Lecocq. Photos : © Murielle Lecocq (à l’exception des deux dernières illustrations).