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22 septembre 2021

FINISSAGE DE L’EXPO « HUMANS / MACHINES », AU « PAVILLON », À NAMUR, LES 12 ET 13 JUIN

En animation du finissage, "Accept All", de © Guillaume Slizewicz © Photo : Murielle Lecocq

FINISSAGE DE L’EXPO « HUMANS / MACHINES », AU « PAVILLON », À NAMUR, LES 12 ET 13 JUIN

« Le Pavillon » © Philippe Pireaux © « KIKK »

Désormais directement désservi par le nouveau téléphérique de Namur, inauguré le samedi 08 mai, sur l’esplanade de la Citadelle de Namur, « Le Pavillon », aussi nommé « Pavillon popup », un espace de 2.500m2 dédié au numérique, ouvert au public depuis le samedi 13 mars, nous propose, jusqu’au dimanche 13 juin, sa première exposition, « Humans / Machines ».

Le téléphérique se remet en mouvement à Namur

Pour accéder au « Pavillon », le nouveau téléphérique © « Belga »

Au delà de ce prohain week-end des 12 et 13 juin, ce lieu – de 2.500 m2, dédié au numérique – ne sera plus accessible aux visiteurs avant 2022, afin que son installation intérieure puisse être finalisée.

© « KIKK »

Une exception cependant, à l’occasion du « KIKK Festival », du jeudi 04 au dimanche 07 novembre, le « Pavillon », par ailleurs géré par le « KIKK », sera, tout naturellemet, l’un des espaces dédiés à cet événement.

L’enfant et le robot d’ « Accept All », créé par © Guillaume Slizewicz © Photo : Murielle Lecocq/09/06/2021

Ces samedi 12 et dimanche 13 juin, à l’occasion du finissage, deux animations spéciales sont prévues :

En animation du finissage, « Accept All », de Guillaume Slizewicz © Stephane Gueulette

« Accept All », nous accueille, peu après l’entrée du site, avec ses petits robots – créés par le designer bruxellois Guillaume Slizewicz -, que nous pourrons attirer vers nous, pour la plus grande joie, voire relative crainte, de nos jeunes enfants. Et si jamais nous esquissons un geste de menace, ils reculeront immédiatement.

En animation du finissage, « Accept All », de © Guillaume Slizewicz © Photo : Murielle Lecocq

 

  • « Covid Piñata », d’Antoine Bertin, qui écrit que son animation est symbolique du combat entre Dieu et le diable. Ici, la « Covid Piñata » possède, évidemment, le statut du mal, du démon. Aussi, nous précise-t-il : « la détruire nous donnerait, à tous, satisfaction, force et joie. »

En animation du finissage, « Covid Piñata » © Antoine Bertin

Programme spécifique aux trois dernières journées d’ouverture :

  • Vendredi 11 : nocturne exceptionnelle,de 18h à 22h, avec, en prime, sur la terrasse, en partenariat avec « Le Panorama », de 19h à 21h30, la présence de la DJ bruxelloise Rokia Bamba.
  • Samedi 12 et Dimanche 13: ouverture normale, de 12h à 18h ; les deux animations intérieures déjà évoquées : « Accept All » et « Covid Piñata » ; ainsi qu’à l’extérieur, des combats de robots, coorganisés avec la « Maison des Jeunes et de la Culture » (« MJC ») de Champion, d’autres robots dessinant, sur une carte postale, une photographie, que chaque visiteur envoie via son téléphone portable).

Lors du point presse de ce mercredi 09 juin, nous avons demandé à Charlotte Benedetti – la responsable de projet de l’asbl « KIKK », en charge du « Pavillon » – quelles installations avaient été les plus prisées par les visiteurs.

The Punishment, une œuvre de Filipe Vilas-Boas
« The Punishment », une création de © Filipe Vilas-Boas © Photo : Laetitia Theunis /« KIKK »

*** « The Punishment » (2017), de l’artiste français Filipe Vilas-Boas, une installation que nous découvrons au-delà du hall d’accueil, au début de la « Vallée de l’Etrange »…

… Vivement les vacances d’été pour cette main, qui, depuis trois mois, armée d’un stylo à bille, écrit sa punition, répétant des centaines de fois « I must not hurt humans » (« Je ne dois pas blesser les humains »), sur des feuilles de papier posées sur un ancien banc en bois d’école primaire.

« The first deepfake Karaoke », en duo avec « E.T. » © Ph. : « KIKK »

*** « The first deepfake Karaoke » (Le premier « deepfake » Karaoke »), une autre oeuvre à succès de cette exposition, nous impliquant directement. Nous sommes filmés, alors que nous interprétons une chanson parmi les titres proposés, et apparraissons, sur un écran, aux côtés d’une célébrité.

Ainsi, la commissaire, lors de la visite de presse inaugurale du samedi 13 mars, interpréta « Ne me quitte pas », de Jacques Brel, aux côtés de… l’ancien Président américain Donald Trump, qui, dans la réalité, a fort heureusement quitté la scène politique. Chacun peut ainsi enregistrer son duo, avec Salvatore Dali, Singmund Freud, Marilyn Monroe, Walter Shakespeare, …, voire même Adolf Hitler, avec la possibilité de l’enregistrer sur son smartphone.

« Narciss », créé par © Christian Mio Loclair © Photo : Kat Closon/« KIKK »

*** « Narciss » (2018), l’intrigante – miroir du fondement de la pensée humaine -, de l’artiste allemand Christian Mio Loclair, qui est un robot, construit pour analyser sa propre incarnation physique. Sa conception utilise un langage visuel réduit avec une forte densité d’associations voulues. Les deux composants opposés, un miroir circulaire et un ordinateur, sont conçus pour symboliser la dualité d’entrée et de sortie. L’ordinateur enregistre en continu les images de la caméra et utilise des algorithmes image-texte pour les traduire en phrases. L’écran monté à l’arrière de l’installation exprime un aperçu de sa vision de lui-même et de ses dernières phrases exprimées.

Mais, comme nous le confiait Charlotte Benedetti : « Toutes ces installations ont connu un grand succès, près de 10.000 visiteurs ayant été accueillis à l’occasion de cette première exposition et ce malgré les jauges réduites imposées par la crise sanitaire (une personne pour 10 m2, alors que la norme des pompiers est de deux personne pour un m2), qui, déjà, avait retardé son inauguration de plusieurs mois. Nous avons dû refusé de nombreux candidats visiteurs, une occupation de plus de 80% des entrées disponibles ayant été atteintes, près de dix mille visieurs ayant été accueillis, assurant une moyenne de 225 visiteurs par jour. »

Nous nous devons même d’ajouter que le « Pavillon » n’était accessible que 3 jours par semaine et seulement à partir de midi. Cette fréquentation ravit donc notre interlocutrice, aussi bien que le directeur du « KIKK », Gilles Bazelaire, et son équipe, que vous pouvez découvrir, avec originalité, sur le site web : https://galaxy.kikk.be/fr/team.

Ateliers pour enfants © Photo : « Delta »/Province de Namur

Revenons au propos de Charlotte Benedetti, qui nous disait : « Avec la crise sanitaire, nous n’avons pas pu compter sur la venue de visiteurs étrangers, pas même français, vu les documents, voire tests obligatoires. Heureusement, grâce à un relatif assouplissement des règles sanitaires, nous avons pu accueillir quelques classes des écoles namuroises et leur proposer des ateliers, en collaboration avec l’équipe du « Delta », le « Centre culturel provincilal ».

« Si nous avons reçu de nombreux Flamands et Wallons, c’est avant tout le public namurois qui s’est manifesté, désireux de faire la connaissance de ce nouveau site dominant leur Ville. De toute part, le retour a été particulièrement enthousiaste, ce qui est motivant pour l’avenir de nos activités, pour des projets pédagogiques à développer. »

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Des médiatrices.teurs disponibles © Kat Closon/« KIKK »

« Nous aurions aimé programmer des visites guidées pour les groupes d’adultes, mais les restrictions sanitaires ne nous le permettaient pas, sauf pour les simples ‘bulles familiales’. Aussi, nous avons expérimenté une autre formule, ayant formé une dizaine de jeunes, qui, revêtus de « T-shirts » bleus, devenus médiateurs, renseignent tous les visiteurs sur les différentes installations et leurs concepteurs. Bien sûr nous les avons retenus en fonction de leur enthousiasme, de leur goût pour l’art contemporain et de leur capacité à partager leurs connaissances. »

Guidés par l’attachée de presse de l’asbl « KIKK », Milan Nyssen, nous avons découvert d’autres oeuvres numériques créées par une quinzaine d’artistes nous venant de 9 pays (Allemagne, Corée du Sud, Espagne, Etats-Unis, France, Israël, Japon, Royaume-Uni et Belgique), nous avons également remarqué :

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« The Prayer » © D. Strebe © Ph. : L. Theunis/« KIKK »

*** « The Prayer » (2020), de l’artiste américain Diemut Strebe, nous présentant une voix robotique – sortant d’une étrange bouche en silicone – récitant toutes les prières du monde, protestantes, bouddhistes, catholiques, hindouistes, orthodoxes, protestantes, … , Marie du Chastel, la commissaire de l’exposition, nous ayant confié, lors de la visite de presse du samedi 13 mars : « On lui a expliqué (à cette machine en forme de bouche/ndlr) que c’étaient des prières et demandé de créer les siennes sur base de ce qu’elle a compris qu’était une prière. Parfois elle parle, parfois elle se met à chanter des louanges. C’est un peu une machine qui s’invente son propre dieu avec l’intelligence artificielle. » 

Une « deepfake » : Xi Jinping chante « Imagine », de John Lenon © Canny Ai © Photo : Murielle Lecocq

*** « Imagine, by World Leaders » (2019), de l’artiste irlandais Canny Ai, est une vidéo tournant en boucle, avec la chanson « Imagine », de John Lenon, interprétée, grâce à la technologie numérique, par Xi Jinping, Kim Jong-un, Vladimir Poutine, Donald Trump, … , rassemblés pour célébrer ensemble la paix retrouvée dans le monde … Rien de plus faux, bien sûr, la commissaire nous ayant dit : « C’est un ‘deepfake’, une technique vidéo permettant d’incruster facilement des visages sur des corps et de leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit … L’objectif de cette œuvre c’est de montrer qu’il faut faire attention, car si ici, c’est plutôt comique, vous pouvez imaginer ce que cela pourrait être, si cette technique était récupérée par des personnes mal intentionnées ! »

« Pickled Punks », créés par le danseur-chorégraphe belge © Ugo Dehaes © Ph. : Murielle Lecocq

*** « Pickled Punks », des oeuvres du danseur-chorégraphe belge Ugo Dehaes, dont les inquiétants bocaux ne contiennent pas des embryons conservés dans du formol, mais des morceaux de robots palpitant comme des organes vivants. Désireux de transmettre son amour de la robotique aux plus jeunes, il anima un atelier, à la mi-mai, au « Delta ».

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« Reborn », avec Mirai Moriyama et le robot « Alter » © Justine Emard

*** « Reborn », au 1er étage, une installation de l’artiste française Justine Emard, le critique d’art suisse Pascal Beausse ayant écrit : « Avec ‘Reborn‘, Justine Emard crée un lieu de rencontre entre deux formes de vie. Humain et non-humain dialoguent par les écrans interposés de cette installation vidéo, qui met en scène une interaction entre leurs sensibilités respectives. Développé par les laboratoires associés de Hiroshi Ishiguro et Takashi Ikegami, le robot ‘Alter‘ déploie son espace propre, par une gestuelle et une voix uniques, non calquées sur l’humain. Doté d’une intelligence artificielle, autonome dans son expression, il analyse son environnement et en déduit un langage sonore et corporel, pour y affirmer sa présence. »

« Mirai Moriyama (sur le second écran/ndlr) informe sa performance de cette singularité technologique. Son corps réapprend le mouvement à travers la vitalité inédite du robot. Ensemble, ils inventent la possibilité d’un monde. Justine Emard nous propose un renversement de perspective. Le dialogue intime entre humain et robot s’établit dans une lumière originelle. Nous sommes les témoins des prémices d’une nouvelle Renaissance. L’Humanité n’est plus seule. Elle a donné naissance à un alter ego. »

Gant de revalidation (« Lab ») © Photo : Murielle Lecocq

*** Le « Lab », que nous découvrons au 2è étage, un ascenseur étant disponible, est la zone d’innovation du « Pavillon », un espace qui nous offre une fenêtre sur la crème des innovations dans les domaines industriels, de la recherche, de la science et des « start-ups », la thématique, « Augmented Humans », mettant en scène des innovations technologiques au service de l’humain.

« Sun*Rise » (« Lab »)

Prothèse du pied, gant de revalidation, …, voire un simple capteur, d’à peine trois grammes, « Sun*Rise », permettant d’analyser la qualité du sommeil, sans passer par une nuit de tests à l’hôpital, la personne étant dès lors plus détendue.

« Sound Shirt » (« Lab ») © Kat Closon/« KIKK »

Notons encore la présence d’ un textile technologique, « Sound Shirt », créé par une entreprise londonienne. Grâce aux 28 capteurs intégrés dans le tissu, il permet de ressentir physiquement les vibrations de la musique, que ce soit lors d’un concert ou connecté à un téléphone portable lors d’un trajet en métro. Cette innovation permet tant aux personnes malentendantes comme aux autres de vivre une expérience immersive de la musique.

Ainsi, le « Lab » entend à la fois valoriser le savoir-faire wallon et stimuler l’esprit d’entreprendre, nous montrant les apports positifs que la technologie numérique peut apporter à notre vie quotidienne.

*** Le « Playground » (« Terrain de Jeu »), au sous sol, survivra à l’exposition, est quant à lui, un espace permanent à ne pas manquer, cet espace interactif permanent nous permettant d’expérimenter de nouvelles manières de jouer, de vivre des expériences d’un nouveau genre et, par la même, de comprendre, un peu plus, les potentialités du numérique.

La photographe aux couleurs d’une peinture classique (« Playground ») © Photo : Murielle Lecocq

En ce lieu, jouer est une chose sérieuse, petits et grands y faisant l’expérience du nec plus ultra en matière de technologies numériques. Grâce à ces innovations, il est désormais possible de créer une musique collaborative qui ne finit jamais, de voir ses traits dans un tableau de Vincent van Gogh ou d’Edvard Munch, voire encore de retomber en enfance, grâce à « Starfield » – créée par le « Lab212 » -, une balançoire connectée aux étoiles

« Starfield », une balançoire dans les étoiles © « Lab212″ © Photo : Vinciane Lebrun-Verguethen/« KIKK »
 

Pour en revenir au bâtiment lui-même, son concepteur, l’architecte namurois, Patrick Genard, à l’occasion de l’inauguration du « Pavillon » – qui, à l’origine, avait été conçu pour accueillir, en 2015, le Pavillon belge de l’ « Exposition universelle » -, déclara : « A Milan, on avait recréé autour du pavillon une espèce de maquette de paysage belge. Mais ici, pas besoin ! Il y a des arbres fantastiques, le tout devant les gradins. On imagine mal un autre endroit pour reconstruire un ‘Pavillon’ tel que celui-là. C’est vraiment l’adéquation parfaite entre le bâtiment et son environnement. Je ne pouvais rêver mieux ! »

Patrick Genard, l’architecte du « Pavillon » © Kat Closon/« KIKK »/13 mars 2021

 

Ce n’est pas un mirage © Ph. : P. Pireaux/« KIKK »
Enfin, voici ce que Maxime Prévot, Bourgmestre de Namur, déclara le samedi 13 mars : « L’ouverture du  ‘Pavillon’  symbolise la position de Namur comme Ville devenant une véritable locomotive du développement socio-économique
wallon. Au fil des années, Namur a franchi une étape clefcrédibiliser la position de la Ville en tant que Capitale de 
la Wallonie, et cela, pas seulement au travers de ses institutions, mais aussi par ses impulsions. Namur a été novatrice
et est à l’avant-garde en matière de développement durable, de réemploi, d’implémentation de la culture dans l’espace 

public. Namur  est devenue un phare de l’écosystème wallon en matière de révolution digitale. Qu’on le veuille ou pas, le numérique s’imposera à tous. »

Marie du Chastel, commissaire de l’exposition Humans/Machines.

Marie du Chastel, commissaire de l’exposition « Humans / Machines » © Vincent Lorent/« Sudinfo »

A souligner, enfin, l’important propos de Marie du Chastel : « Nous nous trouvons dans un bâtiment futuriste, qui dialogue avec l’histoire de la Citadelle. Quant aubut de cette première exposition, c’est de casser le mythe de ‘Terminator’, avec les machines qui vont prendre le contrôle de la planète. Nous n’en sommes nullement là, les machines ne bénéficiant pas d’une propre conscience. En fait, ce n’est pas la technologie qu’il nous faut craindre, mais ceux qui la contrôlent. Au bout du compte, les machines (heureusement/ndlr) restent encore un peu stupides. »

Fermeture du « Pavillon », le 13 juin, en soirée, jusqu’au 04 novembre, pour le Festival © « KIKK »

Ouverture : ce vendredi 11, de 18h à 22h, ces samedi 12 et dimanche 13, de 12h à 18h. Prix d’entrée : 8€ (6€, à partir de 65 ans et pour les membres de groupes de minimum 10 personnes / 5€, de 07 à 18 ans, pour les tous les Namurois et les demandeurs d’emploi / 1€25, pour les Art. 27 / 0€, jusqu’à 06 ans et pour les enseignants / 20€, pour 2 adultes et 2 enfants). Réservations obligatoiresContacts : hello@le-pavillon.beSite web https://www.le-pavillon.be.

Retour au passé, au ‘Centre du Visiteur’ (‘Terra Nova’), une cabine de l’ancien téléphérique © Ph. : ‘CAC’

Avant ou après avoir participé à ce finissage festif, n’oublions pas qu’à 100 m du « Pavillon, un chemin, tout en descente, nous mène à « Terra Nova », avec ses souterrains, son espace muséal « Centre du Visiteur », son petit train touristique, ainsi qu’une exposition extérieure, proche d’une attirante terrasse. Contacts et réservations : 081/24.73.70. Site :  https://citadelle.namur.be.

Yves Calbert.