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22 septembre 2021

39È « BRUSSELS INTERNATIONAL FANTASTIC FILM FESTIVAL », EN VERSION VIRTUELLE, DU 06 JUSQU’AU 18 AVRIL

 

© « Brussels International Fantastic Film Festival »

Dès ce mardi 06 avril, le 39è « BIFFF » (« Brussels International Fantastic Film Festival ») devait prendre son envol au « Passage 44 », mais la pandémie en a décidé autrement. Pour la seconde année successive, ce « fantastique » événement, tant attendu par un large public, ne se déroulera pas en présentiel, ayant, au moins, le mérite d’exister, ce qui ne fut malheureusement pas le cas en 2020…

Nous pourrons donc profiter d’un maximum de films « fantastiques », à la maison, confortablement installés dans nos salons, du mardi 06 jusqu’au dimanche 18 avril, au prix très démocratique de 3€ par film ou par séance de courts-métrages, non pas par personne, mais par écran, fixe ou portable…

Autre avantage – compensant quelque peu l’ambiance conviviale d’échanges entre festivaliers, dont nous ne pourrons profiter – chaque film acheté (ou séance de courts) est disponible pendant 48h, pouvant être arrêté et repris à tout moment, durant cette période.

Au programme du « BIFFF » 2021, 48 longs métrages, dont 3 avant-premières mondiales, 9 avant-premières internationales et 4 avant-premières européennes. Egalement, 63 courts-métrages,dont 9 premières mondiales, 5 premières internationales et 8 premières européennes, avec les classiques compétitions belge et européenne, mais aussi 4 séances de courts-métrages internationaux, ainsi qu’une carte blanche proposée au « Festival Courts mais Trash », prévu, quant à lui, du mercredi 21 jusqu’au mercredi 28 avril.

En ce qui concerne les longs métrages, 4 compétitions sont programmées : « Prix de la Critique » (6 films), « Compétition 7è Paralèlle » (6 films), « Compétition européenne » (6 films) et « Compétition internationale » (5 films), alors que de nombreux autres longs-métrages seront présentés hors compétitions.

Cette année, les responsables de l’asbl « PeyMey Diffusion », organisatrice du « BIFFF », ont créé, également, une section regroupant un 11 films « maudits » de l’édition « coronavortée »,réanimée cette année. Ce sont leurs coups de cœur, nous laissant l’impression de pouvoir profiter de deux éditions en une seule

*** Film d’Ouverture, en première internationale, le mardi 06 avril : « The Shift » (Alessandro Tonda/Ita.-Bel./ 2020/95′).

Critique : The Shift

Film d’Ouverture : « The Shift » (Alessandro Tonda)

Synopsis : « A Bruxelles, des ados insouciants se dirigent vers leur lycée. On charrie, on cause de tout et de rien, et la cloche sonne. Elle sonne en même temps que des coups de feu qui résonnent brutalement dans l’établissement. Des
corps tombent, le sang gicle et deux jeunes se transforment alors en kamikazes armés d’une ceinture d’explosifs… »

Bien plus qu’un film évoquant le terrorisme comme phénomène idéologique, le réalisateur s’intéresse ici à l’humain, à trois personnages dont le point commun est l’immigration et qui se retrouvent dans une ambulance roulant sur les
grandes artères de Bruxelles. C’est magistral,… un bien bel hommage que le réalisateur a tenu à rendre à nos héros du quotidien

Critique par Vittoria Scarpa pour « Cineuropa » : « Un bon exemple de premier film avec un attrait international, et d’oeuvre de cinéma de genre qui sait trouver le ton juste pour aborder un thème d’une actualité brûlante sans juger, avec respect. Enfin, comme le dit la dédicace qui conclut le film, c’est un hommage dédié ‘à tous ceux qui combattent au front sans aucune arme’, à savoir les médecins et infirmiers. Une dédicace qui en ces temps de pandémie, résonne plus que jamais. »

Afin de fêter cette Ouverture, le « BIFFF » nous offrira, en prime, une animation, en ligne, réalisée par « Twice Agency », le concept et chorégraphie étant dûs à Pierre Drye.

Descriptif : « Librement inspiré de Tim Burton et Jean-Pierre Finotto, un happening fascinant dans l’air du temps, mêlant musiques de film fantastique et musiques contemporaines ! Entre danse et nouveau langage du corps, rien n’est laissé au hasard. Le geste y est poussé à l’extrême. L’ambiance est électrique, énigmatique, mystérieuse… Les interactions entre ces personnages et leur monde créé un univers où cohésion et unité semblent être les valeurs prédominantes. »

*** Film de Clôture, le dimanche 18 avril : « Riders of Justice » (Anders Thomas Jensen/Danemark/2020/116’/ film lauréat, au Danemark, de quatre « Robert du Cinéma » (« de la meilleure Actrice » { Andrea Heick Gadeberg }, « du meilleur Acteur » { Lars Brygmann }, « de la meilleure Musique » et « des meilleurs Effets spéciaux »).

Riders of Justice

Film de Clôture : « Riders of Justice » (Anders Thomas Jensen)

Synopsis : «  Militaire de carrière aussi chaleureux qu’un glacier, Markus doit quitter sa zone de combat pour retrouver Mathilde, sa fille adolescente, après le décès brutal de sa femme dans un accident de train. Mais leur travail de deuil – et accessoirement d’apprivoisement – est vite interrompu par Otto, un mathématicien aussi rustre que chétif. Rescapé lui aussi de l’accident, Otto ne vient pas pour autant présenter ses condoléances… »

Soulignons qu’Anders Thomas Jensen a remporté deux « Oscar du meilleur Court Métrage de Fiction », en 1999, pour « Valgaften » et, en 2009, pour « The New Tenants », et bien d’autres Prix, des Etats-Unis – en 2004, à l’ « US Comedy Arts Festival », à Las Vegas, « Prix du meilleur scénario », pour « Wilbur Wants to Kill Himself » – à la Russie – en 2004, au « Sochi International Film Festival », « Prix FIPRESCI », pour « De Grønne Slagtere » -, en passant par le « Robertdu Cinéma », chez lui, au Danemark – avec, en 2001, le « Prix du Public » pour « Blinkende Lygter », en 2005, le« Prix du meilleur Scénario original » pour « Brødre », et, en 2006, le« Prix du meilleur Film » pour « Adams Aebler ».

Anders Thomas Jensen • Réalisateur de Riders of Justice

Anders Thomas Jensen, réalisateur de « Riders of Justice » © Anders Overgaard/« Cineuropa »

Pour ce même film, il remportait, en 2005, le « Prix du Public » du « Warsaw International Film Festival », en Pologne, ainsi qu’en 2006, trois Prix au « BIFFF » : le « Corbeau », le« Prix du Public Pegasus » et un second « Grand Prize of European Fantasy Film in Silver« , et le « Prix du Public Pegasus ». Toujours au « BIFFF », dès 1998, pour « Ernst & Lyset », il recevait le « Prix du meilleur Court-Métrage », alors qu’en 2004, pour « De Grønne Slagtere », il avait remporté un premier« Grand Prize of European Fantasy Film in Silver », ce dernier film s’étant vu octroyé le « Prix d’Or de la Fantaisie européenne » au « Festival di Film fantastique d’Amsterdam », sans oublier les « Prix du meilleur Film » et « du meilleur Réalisateur » au« Fantasporto » (« Festival international de Cinéma de Porto »)… Quel palmarès, dont un « Corbeau d’Or » et quatre autres Prix remportés au « BIFFF »

… Et pour terminer dans la bonne humeur cette exceptionnelle édition en ligne, un partenaire indissociable, depuis la céation du « BIFFF », le « Magic Land Théâtre » nous proposera une création vidéo écrite et mise en scène par Patrick Chaboud, réalisée par Pierre Vandamme, qui nous transportera à Berlin, où, en… 2080, l’air sera devenu quasi irrespirable

Outre la coproduction italo-belge ayant permis la réalisation du film d’Ouverture, « The Shift », deux longs-métrages belges seront projetés en 1ères mondiales :

*** « Hôtel Poséidon » (Stef Lernous/2021/90′), retenu pour la Compétition 7è Paralèlle :

Poster for “Hotel Poseidon”.
Artwork by Tyler Jenkins.
Lay-out design by Ann Vangenechten.

Synopsis : « Gérant malgré lui d’un hôtel en soins palliatifs, Dave est un paumé de classe internationale. Errant tel un zombie, il se laisse constamment dépasser par des événements les plus étranges les uns que les autres : qu’il s’agisse de clients sans pognon, d’une mère castratrice ou d’une tante provisoirement morte dans le hall d’entrée,
Dave va petit à petit perdre pied et se retrouver embarqué dans un cauchemar total, où sa propre salle des fêtes se transforme en purgatoire existentiel… »

null Beeld

Stef Lernous, réalisateur belge d’ « Hôtel Poséidon »

Décrit par certains comme étant un chef d’œuvre de surréalisme glauque, « Hôtel Poséidon » est lepremier long métrage réalisé par l’acteur flamand Stef Lernous, cofondateur de la compagnie théâtrale malinoise « Abattoir Fermé ».

*** « L’Odyssée sanglante du Lapin Rose » (Arno Pluquet/2012/81′), projeté hors compétition

Film belge Hors Compétition : « L’Odyssée sanglante du Lapin Rose » (Arno Pluquet)

Synopsis : « Boris Beckers est un homme souffrant de troubles psychiques. Triste dans sa vie, il mène une sombre existence dans une société fausse, absurde, épuisante . Il rêvait d’une vie d’artiste et habite dans un vieux cinéma où il fait jouer des acteurs pour son film à sketches. Abandonné par un monde nuisible, Boris va entamer une Odyssée vengeresse aux côtés de son démon rose à grandes oreilles… »

Arno Pluquet, réalisateur belge de l’« L’Odyssée sanglante du Lapin Rose »

Grand habitué du « BIFFF » depuis 2016, Arno Pluquet, natif de Tournai, s’attaque cette fois à la violence d’une société individualiste et agressive, avec sa patte désormais reconnaissable entre toutes et qui, année après année, confirme son amour inconditionnel pour le cinéma.

*** Par ailleurs, en une séance, huit courts métrages seront en Compétition nationale, alors qu’un autre court est programmé dans la 4è série de Sélection internationale : « CDD : Corpus Crisis Heat » (« Majin Tikal » {Maxime Hourdain}/2020/24’).

Court-métrage belge en Sélection internationale (« Majin Tikal ») : « CDD : Corpus Crisis Heat »

Synopsis : « Deux étudiants n’ayant pas trouvé de jobs d’été sont prêts à tout pour travailler. Ils s’engagent alors auprès d’un parrain du crime comme ‘nettoyeurs’, mais rien ne se passera comme prévu… »

« Majin Tikal », réalisateur belge du court-métrage « CDD : Corpus Crisis Heat » © « INSAS »/2015

Après des études, à Bruxelles, en Arts graphiques, et un master en montage et scripte à l’ « INSAS »(« Institut National des Arts du Spectacle »),« Majin Tikal » présentera son second court-métrage, le premier, « XYZ, The City Hunter » (2015/23’48 »), inspiré d’un manga de Tsukasa Hōjō, ce film ayant partcipé à plus de 50 festivals, organisés dans six pays, obtenu huit Prix – dont, en 2016, le « Prix de la Presse » au « BIFFF », en 2015, celui « du Jury jeune »  au « BSFF » (« Brussels Short Film Festival ») et celui « du Public », au « FIFF » (« Festival International du Film Francophone »), à Namur, et été qualifié, en 2017, pour le second tour des « Oscar », dans la catégorie « Best Live Action Short Film ».

Si le « BIFFF » ne pourra évidemment pas proposer ses visions en « Réalité Virtuelle »ni ses « International Body Painting Contest » et « Bal des Vampires », du mercredi 07 jusqu’au samedi 10 avril, le 5è « BIFFF Market » sera bien organisé, en virtuel, bénéficiant d’une augmentation impressionnante du nombre de participants, avec quelques 230 participants de 38 pays, sans oublier 25 « Works in Progress » de 18 pays, l’industrie belge étant mise en lumière par la 2è session « Pitchbox », au sein de laquelle dix pitchs belgo-belges 
nous seront proposés.

Organisation virtuelle : du mardi 06 jusqu’au dimance 18 avril. Prix par film : 3€ (via « Bancontact », « Mastercard » & « Visa »). Site web (avec la programmation détaillée et l’accès à l’achat de séances) : http://www.bifff.net.

 

Yves Calbert.